Tout a commencé par un commentaire
Sept matins et un soir d’écoute à Baan Sansuk, Hua Hin
Un lecteur m’a répondu, sous une de mes photos, que si Merlin n’était pas performant en Thaïlande je devrais essayer BirdNET Live. Sept jours plus tard j’avais trente-deux sessions d’écoute, plus de six heures d’enregistrement, et une idée des oiseaux qui vivent dans mon quartier.
Merlin couvre mal l’Asie du Sud-Est
Le Sound ID de Merlin couvre l’Amérique du Nord, l’Europe, le Paléarctique occidental, partiellement l’Inde et le Néotropique. Ici, il fonctionne, mais à moitié : l’application annonce elle-même 38% des espèces de ma zone. Ce n’est pas un défaut du logiciel.
Le modèle a besoin d’un corpus annoté, c’est-à-dire de centaines d’enregistrements archivés à la Macaulay Library puis annotés par des spécialistes. Ce corpus suit la densité des contributeurs eBird. Là où peu de gens versent des enregistrements, il n’y a rien à apprendre au modèle.
BirdNET fait l’autre choix. Le modèle que j’utilise annonce 9 789 espèces, oiseaux mais aussi amphibiens, mammifères et insectes, à l’échelle du globe. Plus large, moins vérifié, donc plus de faux positifs à trier.
Les deux applications côte à côte
Le septième matin j’ai voulu vérifier au lieu de croire. Les deux téléphones posés ensemble sur la table du balcon : BirdNET Live sur mon iPhone 13 Pro Max, Merlin sur un OnePlus sous Android. Même table, même moment, onze minutes chacun, de 6h57 à 7h09.

Les deux téléphones sur la table du balcon, le septième matin : BirdNET Live d’un côté, Merlin de l’autre.
Merlin sept espèces, BirdNET douze. Six en commun : martin triste, couturière à longue queue, loriot à nuque noire, langrayen brun, martinet des maisons, géopélie zébrée.
Les six que Merlin ne relève pas ne sont pas des cas limites : barbu à plastron rouge à 0,82, bulbul de Conrad à 0,85, capucin damier à 0,93. Des détections franches.
Pendant les trois sessions précédentes, Merlin relevait les limicoles lui aussi : le vanneau indien, les chevaliers. Ils sont apparus au même instant sur les deux écrans, pendant que BirdNET les alignait de son côté.
D’après mon assistant Claude, les deux sortent de la même maison. BirdNET est né à l’université technique de Chemnitz, en Saxe, dans les mains de Stefan Kahl — et le projet est mené avec le centre de bioacoustique du Cornell Lab of Ornithology. Merlin et eBird sont des produits de ce même Cornell Lab, et le Sound ID de Merlin a été construit avec la technologie BirdNET.
Merlin est un guide de terrain : catalogue régional restreint, réponse simple, rien à exporter. BirdNET Live est un instrument de mesure : 9 789 espèces, filtre géographique probabiliste, export en Raven et en JSON. Les interfaces suivent, et c’est ce qui m’a fait rester sur BirdNET.
Le dispositif
J’enregistre depuis la table du balcon, quatrième étage, à cent mètres de la mer. Aucun matériel spécialisé, pas de micro externe. Trente-deux sessions du 4 au 10 août, 384 minutes en tout. Vingt-sept depuis le balcon le matin, entre 6h et 8h35 ; quatre en fin de matinée le 7 août, entre 10h20 et 11h40, en descendant cette fois dans la bande boisée elle-même ; une le 9 au soir, du balcon. Seuil de confiance à 35%, fenêtre d’analyse de 3 secondes, filtre géographique activé.

Fin de la session #29, le 9 août à 6h38 : 7 minutes 44, huit détections, cinq espèces.
J’ai vite préféré multiplier les sessions courtes. Une longue sature : au bout de quelques minutes je ré-entendais les mêmes individus aux mêmes perchoirs. Une autre heure, un autre jour, et l’échantillon était neuf.
Les sessions se suivent un peu au hasard. Je ne fais pas de la science, je m’amuse à apprendre.
Ce que disent les chiffres
771 détections, 38 espèces, confiance médiane 0,69, seulement 9% des détections au dessus de 0,90.
Ce chiffre de confiance : Claude m’explique qu’il s’agit de comparer la courbe entendue par rapport aux modèles. Ce chiffre dit seulement à quel point le son ressemble à ce que le modèle a appris. Il sert à classer les détections entre elles — celle à 0,85 est plus sûre que celle à 0,55 — mais pas à savoir combien de fois sur cent le logiciel se trompe.
La courbe d’accumulation dit plus que le total. Cinq espèces à la première session, onze à la deuxième, vingt-et-une à la quatrième, puis ça ralentit nettement. À la treizième j’étais à vingt-huit et je n’ai plus rien ajouté pendant quatre sessions. La vingt-neuvième est arrivée à la dix-septième, et je croyais la série close.
Le cinquième matin l’a démentie, et je n’avais rien prévu de tel. Je devais partir pour Kaeng Krachan, je me suis levé un peu tard, et à 6h30 il faisait si bon sur le balcon que j’ai pris mon thé et que je me suis mis à écouter. Cinq sessions de plus, deux espèces nouvelles, une chevêche brame et un souimanga à gorge brune, arrivées à la dix-huitième et à la dix-neuvième. La courbe ne s’aplatit pas, elle traîne. Quatre sessions sans rien de neuf ne veulent pas dire que le lieu est épuisé, seulement que ce qui reste est rare, discret, ou de passage.
Le sixième matin a fait pareil. Cinq sessions entre 6h et 8h, quatre espèces de plus. Un râle à poitrine blanche, qui a crié dans trois sessions d’affilée sans que je l’entende. Un drongo royal. Et deux chevaliers, guignette et aboyeur, qui ne viennent ni du boisement ni du stade mais de la plage — le troisième milieu.
Le 9 au soir, même téléphone, même table, à 18h36. Le soleil se couche à 18h43 ici. Vingt-huit minutes retenues, vingt détections, cinq espèces et aucune nouvelle. Sept détections par dix minutes contre vingt le matin. Le martin-chasseur ouvre à 18h38, puis neuf shamas dayal se succèdent, puis huit martinets des maisons, et à 19h02 c’est fini. J’avais oublié que j’enregistrais, la machine a continué seule jusqu’à 20h29 et n’a plus rien pris qu’un vanneau indien à 20h05 et un autre à 20h13. Je ne compte que jusqu’à 19h05 pour les analyses.
Le septième matin, il pleuvait. Ciel bas, bruine continue pendant une bonne heure, puis une éclaircie qui n’a pas emporté le gris. Je n’attendais rien et j’ai écouté quand même, quatre sessions d’affilée de 6h à 7h09.
C’est la meilleure matinée de la série. Vingt-trois espèces, 166 détections en 67 minutes, 25 par dix minutes là où les autres matins tournent à 22. Trois espèces nouvelles : un martinet des palmes, un étourneau à cou noir à 0,56, et un balbuzard pêcheur à 0,80, une détection unique — la mer est à cent mètres, je le garde. Et une session de vingt minutes, à 6h36, qui aligne 25 vanneaux indiens et 12 martins-chasseurs.
Après vingt-huit sessions je croyais tenir un plafond : l’estimation était retombée à 48. Cette matinée la renvoie à 53. Ce n’est pas la liste qui s’allonge, trois espèces seulement. Ce sont trois singletons de plus, et l’estimateur ne mesure que ça, la part de rareté qui reste.
Chaque point est une session. Le trait pointillé est une estimation du total, pas un comptage : 34 espèces sur douze sessions, 44 sur vingt-deux, 53 sur vingt-sept, 48 sur vingt-huit, 53 sur trente-deux.
Le martin triste écrase tout avec 246 détections, un tiers. Ça ne veut pas dire qu’il est quatre fois plus nombreux que le bulbul de Conrad, seulement qu’il est bruyant, proche, et qu’il vocalise dans une bande de fréquences que le téléphone capte bien.
Une matinée ne ressemble pas à l’autre. Ce cinquième matin, le barbu à plastron rouge et le koel maliniste ont donné à eux deux 44 des 138 détections, contre 22 sur les quatre matins précédents réunis. La liste des espèces ne bouge presque pas, les proportions changent du tout au tout. Une raison de plus de ne pas conclure sur une seule session.
Le martin-chasseur de Smyrne a fait travailler Claude : 42 détections, dont 16 dans la tranche de 7h. Tenter de déterminer les pics d’activités me semble un peu illusoire…
Chaque barre grise est une session, chaque point une détection. Le 6 août il est bavard entre 7h et 7h35, le 7 il n’apparaît qu’après 8h10. En fin de matinée plus rien, mais il ouvre la soirée du 9.
Les autres espèces, maintenant. Le koel crie tôt et se tait avant 7h. La géopélie zébrée tient un créneau et rien autour. Le bulbul de Conrad chante à peu près pareil d’un bout à l’autre de la matinée. Deux absents. Le martin triste, qu’on trouve partout ici et à toute heure : sa courbe n’apprend rien. Le barbu à plastron rouge, dont plus de la moitié des 52 détections viennent de deux matins : elle parlerait de mes horaires plus que de lui.
Chaque panneau a sa propre échelle : c’est la forme qui compte, pas la hauteur.
Ce que la carte explique

Le point bleu est le balcon, le tracé rouge la bande boisée, le stade municipal est indiqué au sud-ouest. La mer est à droite.

La bande boisée vue de la table, à hauteur du quatrième étage.
En reportant la liste sur une vue aérienne, Claude remarque : d’un côté des oiseaux de sous-bois : couturière à longue queue, iora, dicée à dos rouge, souimanga, chevêchette cuculoïde. De l’autre des oiseaux de milieu ouvert : vanneau indien, capucin damier, géopélie zébrée, langrayen brun, moineaux.
Aucun jardin ne produit cette combinaison. Elle vient de la juxtaposition de deux habitats contrastés, le boisement en dessous de chez moi et le terrain du stade municipal à environ deux cents mètres au sud-sud-ouest, auxquels il faut aussi ajouter la bande côtière.
La bande forestière fait dans les 250 mètres de long, une soixantaine de large du côté de la route et près du double en approchant de la plage. Elle n’est pas isolée, elle s’inscrit dans un ruban arboré continu qui suit le littoral sur plusieurs centaines de mètres. Ça explique le fort renouvellement d’une session à l’autre. Beaucoup d’oiseaux transitent plutôt qu’ils ne résident.
Le passage d’un groupe d’échasses blanches illustre bien la chose : sept détections entre 6h48 et 6h55, puis plus rien de la série entière. Les deux chevaliers sont du même ordre : une détection chacun le sixième matin, puis quatre guignettes en trente secondes le septième et plus rien. Ceux-là ne viennent ni du boisement ni du stade, ils longent la côte.
Descendre dans la bande
Le 7 au matin, un peu après dix heures, j’ai voulu voir de l’intérieur ce que j’écoutais d’en haut.
Le premier chemin de terre bute sur une grille fermée : Private property. Je continue, je prends l’accès goudronné et je tombe sur le gardien — derrière le jardin il y a un petit hôtel, glissé dans le boisement. Je montre mon appareil, je dis que je viens voir les oiseaux. Il hésite. J’insiste, tranquillement sûr de moi, et il me laisse passer.
Près du jardin, un homme plus jeune, qui travaille là. Je demande si je peux rester près du banc de pierre. Il hésite aussi, fait plutôt non de la tête, puis avise un vieux monsieur et lui parle en thaï. Je m’approche et je repose ma question. La réponse tombe sans un temps d’arrêt : oui, vous pouvez, il y a beaucoup d’oiseaux, il faut rester longtemps, attendre. Restez aussi longtemps que vous voulez. Revenez quand vous voulez.
Il faut rester longtemps, attendre. C’est le meilleur conseil que j’aie reçu de la semaine.
Je lui demande si je peux passer dans la bande forestière qui jouxte son jardin. Il réfléchit. Oui, mais faites attention, il peut y avoir de petits serpents au sol.
Je reste une heure dans le jardin. De ce côté le boisement est fermé, clôture et végétation trop dense, alors je repars par la plage. Je traverse l’hôtel après avoir demandé à la réception, qui me laisse faire sans façon : de petites habitations échelonnées dans la verdure, une piscine tout au bout, contre le sable. Sous le patio du restaurant, le vieux monsieur, qui déjeune là me fait un signe de la tête.
Je longe le muret de pierre, je trouve un escalier maçonné — pas de grille cette fois, une maison à l’abandon — et j’accède enfin au chemin. Un peu plus loin une vieille bâtisse qui semble habitée, personne dehors.
Quatre sessions en fin de matinée, trente-quatre minutes, huit espèces. Aucune que je n’avais déjà, sauf une hirondelle rustique à une détection unique — celle dont Claude doute le plus, l’espèce étant hivernante ici et n’ayant rien à faire là en août. Le taux de détection tombe aussi, de 18 à 23 par dix minutes le matin à 12,9 en fin de matinée.
J’allais repartir, un mouvement dans les branches et voici la couturière à longue queue et le rhipidure pie. Trois jours que je les entendais sans les avoir jamais vus. L’application m’a permis de les reconnaître immédiatement. Je suis resté une bonne heure à écouter et à photographier, puis je suis rentré par la plage.
La couturière à longue queue, septième espèce du tableau et jamais vue avant ce matin-là
Le rhipidure pie, entendu depuis trois jours dans les mêmes branches
Le micro ne m’a rien appris de neuf dans le sous-bois, mes yeux si. Pour le micro, le balcon reste le meilleur poste : en hauteur, dégagé, à l’interface des milieux. Pour l’œil, il fallait descendre.
Ce que le micro n’entend pas
Trois espèces que je vois régulièrement depuis ce balcon n’ont jamais été détectées. Pas une fois sur 771. Le grand coucal, la témia vagabonde, la huppe fasciée.
D’après Claude, elles ont un profil commun. Des voix graves — le coucal tourne autour de 200 à 400 Hz, la huppe autour de 500 Hz en son quasi pur. Des espèces peu bavardes, qui fourragent souvent au sol, et plutôt grandes. À quoi s’ajoute que les micros de smartphone appliquent un filtrage passe-haut en amont, sur lequel l’utilisateur n’a aucune main.
Le grand coucal, vu plusieurs fois depuis le balcon. Pas une détection sur 771.
La témia vagabonde, l'autre absente du micro
La couturière à longue queue est la septième espèce du tableau, 37 détections sur dix-sept sessions, et je ne l’avais jamais vue avant cette sortie.
Le martin-chasseur de Smyrne s’est laissé voir à son tour ce cinquième matin, et photographier. Je ne le guettais pas, j’étais assis là avec mon thé. C’était bien son heure, le hasard encore une fois…

Le martin-chasseur de Smyrne, cinquième matin. Vu de nombreuses fois, photographié une seule.
Le septième matin il était dans le jardin, et la huppe fasciée aussi.
Dans l’autre sens, les trois espèces manquées sont les plus photogéniques de toute la liste. Grandes, contrastées, lentes, se posant à découvert. Je suis loin, et seul le coucal s’est vraiment laissé photographier.
Cinq identifications restent d’ailleurs douteuses : l’hirondelle rustique déjà citée, les deux moineaux, le zostérops, un coq bankiva qui est très probablement un poulet du quartier, et un étourneau à cou noir arrivé le dernier matin, seul, à 0,56.
Les deux chevaliers sont un cas à part. Ils sont censés hiverner ici, pas passer l’été. Le guignette n’a d’abord été qu’une détection unique, puis quatre autres sont tombées le septième matin dans la même minute, jusqu’à 0,96. Début août c’est la période où les premiers migrateurs redescendent, et il y a la mer à cent mètres. Je les garde.
Merlin les affichait au même moment, sur l’autre téléphone. Deux moteurs, deux micros, le même oiseau à la même seconde.
S’y ajoute un problème de chouettes. Le cinquième matin a donné une chevêche brame, une détection à 0,65, alors que la liste contenait déjà une chevêchette cuculoïde, une détection à 0,75. Deux petites chouettes de jour dans le même jardin, une détection chacune. La chevêche brame est l’espèce ordinaire des villes et des jardins de la plaine ; la chevêchette cuculoïde tient plutôt aux forêts du nord et des collines.
Le drongo à raquettes est par ailleurs un imitateur remarquable, parfaitement capable de générer des détections d’espèces absentes.
Annexe — les 41 espèces
Trente-deux sessions, 384 minutes, du 4 au 10 août 2026. Application BirdNET Live 1.0.3, modèle BirdNET+ V3.0-preview3.1 Global 10K-pruned, seuil de confiance 35%, fenêtre de 3 secondes, filtre géographique activé, iPhone sans micro externe. Une case « vu » vide signifie « pas d’observation visuelle notée », pas « jamais vu ».
| Espèce | Nom anglais | Dét. | Sess. | Conf. moy. | Vu |
|---|---|---|---|---|---|
| Martin triste | Common Myna | 246 | 29 | 0,68 | |
| Bulbul de Conrad | Streak-eared Bulbul | 66 | 24 | 0,70 | |
| Shama dayal | Oriental Magpie-Robin | 54 | 15 | 0,67 | |
| Barbu à plastron rouge | Coppersmith Barbet | 52 | 10 | 0,68 | |
| Géopélie zébrée | Zebra Dove | 49 | 17 | 0,61 | photographiée |
| Martin-chasseur de Smyrne | White-throated Kingfisher | 42 | 12 | 0,84 | photographié |
| Couturière à longue queue | Common Tailorbird | 37 | 17 | 0,75 | photographiée |
| Martinet des maisons | House Swift | 36 | 13 | 0,72 | |
| Koel maliniste | Asian Koel | 32 | 11 | 0,82 | |
| Vanneau indien | Red-wattled Lapwing | 27 | 3 | 0,75 | |
| Rhipidure pie | Sunda Pied Fantail | 18 | 8 | 0,69 | photographié |
| Langrayen brun | Ashy Woodswallow | 16 | 8 | 0,69 | |
| Capucin damier | Scaly-breasted Munia | 13 | 10 | 0,79 | |
| Coq bankiva | Red Junglefowl | 11 | 4 | 0,62 | probablement un poulet |
| Râle à poitrine blanche | White-breasted Waterhen | 9 | 4 | 0,72 | |
| Échasse blanche | Black-winged Stilt | 7 | 1 | 0,68 | |
| Loriot à nuque noire | Black-naped Oriole | 6 | 3 | 0,70 | |
| Moineau domestique | House Sparrow | 6 | 4 | 0,61 | identification douteuse |
| Chevalier guignette | Common Sandpiper | 5 | 2 | 0,87 | |
| Souimanga élégant | Ornate Sunbird | 5 | 3 | 0,60 | |
| Dicée à dos rouge | Scarlet-backed Flowerpecker | 4 | 4 | 0,60 | |
| Petit iora | Common Iora | 4 | 2 | 0,69 | |
| Bulbul goiavier | Yellow-vented Bulbul | 3 | 3 | 0,63 | |
| Corbeau à gros bec | Large-billed Crow | 3 | 1 | 0,72 | |
| Drongo à raquettes | Greater Racket-tailed Drongo | 3 | 1 | 0,52 | |
| Moineau friquet | Eurasian Tree Sparrow | 3 | 3 | 0,62 | identification douteuse |
| Chevalier aboyeur | Common Greenshank | 2 | 2 | 0,70 | |
| Hirondelle rustique | Barn Swallow | 2 | 2 | 0,75 | identification douteuse |
| Balbuzard pêcheur | Osprey | 1 | 1 | 0,80 | |
| Bulbul orphée | Red-whiskered Bulbul | 1 | 1 | 0,87 | |
| Chevêche brame | Spotted Owlet | 1 | 1 | 0,65 | |
| Chevêchette cuculoïde | Asian Barred Owlet | 1 | 1 | 0,75 | identification douteuse |
| Drongo royal | Black Drongo | 1 | 1 | 0,75 | |
| Étourneau à cou noir | Black-collared Starling | 1 | 1 | 0,56 | identification douteuse |
| Martinet des palmes | Asian Palm Swift | 1 | 1 | 0,87 | |
| Souimanga à gorge brune | Brown-throated Sunbird | 1 | 1 | 0,66 | |
| Tourterelle tigrine | Spotted Dove | 1 | 1 | 0,66 | |
| Zostérops oriental | Indian White-eye | 1 | 1 | 0,59 | identification douteuse |
| Grand coucal | Greater Coucal | 0 | 0 | — | photographié |
| Témia vagabonde | Rufous Treepie | 0 | 0 | — | photographiée |
| Huppe fasciée | Eurasian Hoopoe | 0 | 0 | — | vue |